PSA et CANCER DE PROSTATE
1. INTRODUCTION
La prostate est un organe génital masculin situé entre la voie urinaire et la voie génitale.
Les vésicules séminales sont des glandes accessoires qui sont appendues à la prostate.
La prostate et les vésicules séminales produisent le liquide séminal.2. EPIDEMIOLOGIE
Elle peut être le siège de trois affections principales dont le cancer de la prostate .
C'est le cancer le plus fréquent de l'homme de plus de 50 ans (deuxième cause de décès par cancer chez l'homme dans le monde développé, après le cancer du poumon).
Son incidence augmente avec l'âge (âge moyen : 70 ans).
Le cancer de la prostate représente : 3,4% de tous les décès et 10,7% des décès par cancer.
Les facteurs de risque sont :
- l'âge,
- les facteurs familiaux,
- les antécédents de vasectomie,
- les régimes alimentaires riches en graisses,
- autres facteurs : activité physique, masse corporelle, taux d'hormones sexuelles.
La plupart des cancers de la prostate se développent chez des hommes âgés et évoluent très lentement.
Le traitement peut améliorer la survie et prévenir ou soulager les symptômes liés à la maladie .
3. DEPISTAGE
Le cancer de la prostate pose souvent un problème complexe aux médecins et aux patients car il est parfois difficile de distinguer, compte tenu de l'âge du patient et de l'évolution variable du cancer.
Un meilleur pronostic est lié à la détection du cancer à un stade précoce, quand il est encore localisé à la prostate, sans extension de voisinage.
SYMPTOMES
Envies d'uriner trop fréquentes obligeant à se lever la nuit et une difficulté, voire un véritable blocage des urines, et des douleurs osseuses.
Dans le cas d'un cancer, ces symptômes s'installent assez rapidement, deviennent permanents et s'aggravent en quelques mois .
METHODES
Actuellement nous disposons de trois marqueurs biochimiques principaux que sont les phosphatases acides prostatiques, les phosphatases alcalines et surtout l'antigène prostatique spécifique (PSA).
Depuis les années 80, le dosage du PSA , associé à un toucher rectal est le premier outil de dépistage du cancer de la prostate.
Cette substance est fabriquée par la glande prostatique, retrouvée à l'état normal dans des proportions faibles dans le sang (< à 4 ng/ml), notamment pour le maintien du sperme à l'état liquide.De façon générale, plus le taux de PSA est élevé, plus le risque de présence de cellules cancéreuses dans la prostate augmente, mais un taux de PSA élevé n'est pas spécifique du cancer de la prostate .
Il marque simplement la présence d'une anomalie de la prostate, celle-ci peut parfaitement être sans gravité.
En cas de cancer de la prostate, plus le taux de PSA est élevé, plus le risque d'une extension à distance du cancer est élevé, ce qui signifie habituellement une diminution des chances de guérison ou de survie à long terme.
C'est le dosage de PSA qui est actuellement le meilleur test pour la détection précoce du cancer prostatique, stade où il n'y a pas encore de signes cliniques évocateurs.
Il sert également à surveiller l'efficacité d'un traitement lors d'un cancer prostatique.
D'OU L'IMPORTANCE CAPITALE DE CE MODE DE DETECTION
4. LE DOSAGE EN PRATIQUE DU PSA
Habituellement prescrit par le médecin traitant, le dosage sanguin du PSA, est réalisé dans la majorité des laboratoires d' ana lyse, par prise de sang.
4.1 FIABILITE DU DOSAGE
Le PSA peut fluctuer au cours du temps : il est donc important de faire un second dosage afin de valider (ou non) une élévation de PSA.
Dans le cas de PSA élevés (confirmés par 2 dosages), des dosages supplémentaires peuvent être proposés pour améliorer la performance diagnostique du PSA.Le plus répandu est la mesure du PSA libre .
Le PSA libre est une fraction du PSA (PSA = PSA libre + PSA lié).Plus le taux de PSA libre est faible, plus le risque de cancer est élevé.
4.2 INTERPRETATION DU DOSAGE
La limite fixée pour la normale est de 4ng/ml. Cette limite n'est cependant qu'une indication statistique : un chiffre inférieur à 4 n'exclut pas toujours un cancer et un chiffre supérieur à 4 n'est pas une indication certaine de cancer.
Seul votre médecin pourra correctement interpréter ces résultats.
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DEPISTAGE PRECOCE SYSTEMATIQUE ?
Les avis jusque là partagés sont actuellement très en faveur d'un dépistage précoce.
L'Association Française d'Urologie recommande un dépistage annuel systématique du cancer de la prostate entre 50 et 75 ans .
Le cancer de la prostate ayant un développement généralement assez lent (par rapport à d'autres cancers), un rythme annuel doit optimiser les chances de dépister la maladie à un stade précoce.
Selon cette association, ce dépistage devrait se faire par une recherche du PSA associée à un toucher rectal .
L'âge est abaissé à 45 ans en cas de facteurs de risque :
antécédents familiaux de cancer de la prostate,
origine africaine (inclus les Antillais).
5. CONCLUSION
Le dépistage précoce systématique doit permettre de déceler les cancers de la prostate à un stade précoce , souvent en l'absence de tous signes cliniques.
Comme tous cancers, plus il est décelé et pris en charge tôt,
plus son pronostic est bon.
6. REFERENCES
6.1 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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2- Chatelain C. Ressources thérapeutiques actuelles dans le cancer de la prostate. Prog. Urol. 1994 : 651-670.
3- Chodak G.W. et al. Results of conservative m ana gement of clinically localized prostate cancer. N. Engl. J. Med. 1994;27 : 242-248.
4- Hervé J.M. ; Botto H. ; Barré Ph. ; Butreau M. Aspects chirurgicaux de la prostatectomie radicale. 87e Congrès d'Urologie, Paris 17-19 novembre 1993. C .L. 28 Prog. Urol. nov. 1993, p 92.
5- Khoury S. ; Chatelain C. ; Murphy G. ; Denis L. Le cancer de la prostate en question. Méthode diagnostic - traitement méthode et indication. ICI Pharma Éditions 1991.
6- Richard F. Épidémiologie du cancer de la prostate et ses implications en santé publique. Rev. Prat. (Paris) 1994;44;5 : 575-579.
7- Stamey T.A., Ferrari M.K., Schmid H.P. The value of serial prostate specific antigen determinations 5 years after radiotherapy: steeply increasing values characterize 80 % of patients. J. Urol. 1993;150 : 1856-1859.
8- Veterans Administration Cooperative Urological Research Group. Carcinoma of the prostate: a continuing cooperative study. J. Urol. 1964;91 : 590-996.6.2 REFERENCES INTERNET
1. www.prostate.fr
2. www. ana es.fr
3. www.sante.fr